Des ateliers pour vaincre les addictions à la Maison de santé de Groix
La Maison de santé de Groix lance ainsi des ateliers spécifiquement dédiés au dépassement des addictions, selon Ouest-France.

Quand le week-end touche à sa fin et que cette boule familière remonte dans la poitrine, beaucoup d'entre nous connaissent ce réflexe: attraper un verre, une cigarette, son téléphone… quoi que ce soit pour faire taire l'inconfort. C'est précisément dans cet espace-là — entre le malaise et la dépendance qui s'installe — que de nouvelles initiatives tentent de s'insérer, là où la prise en charge individuelle ne suffit pas toujours. La Maison de santé de Groix lance ainsi des ateliers spécifiquement dédiés au dépassement des addictions, selon Ouest-France. Un signal encourageant qui s'inscrit dans une dynamique plus large de structures de santé proposant des approches collectives pour aborder les souffrances psychiques.
Quand les ateliers de groupe deviennent un levier thérapeutique
À Groix, la Maison de santé mise sur le format atelier pour accompagner les personnes confrontées aux addictions. Le détail de ces séances n'a pas encore été précisé dans les sources consultées, mais le constat qui sous-tend cette démarche parle de lui-même: l'addiction se nourrit souvent du silence et de l'isolement. En proposer un traitement dans un cadre de santé collective, c'est déjà briser la solitude du parcours.
Cette approche n'est pas isolée. Dans la Sarthe, la communauté de communes Loir Lucé Bercé vient de lancer des ateliers-échanges intitulés « Suicide, jouer pour libérer la parole », conçus en partenariat avec l'association Dites Je Suis Là. Le format y est ludique et participatif: des groupes de huit personnes, des échanges de trois heures appuyés sur un jeu pédagogique élaboré avec des spécialistes en santé mentale. L'objectif — faire tomber les idées reçues, repérer les signes d'alerte, acquérir des outils concrets d'intervention — pourrait tout à fait trouver un écho dans la démarche lilloise de gestion des addictions.
Ce que la thérapie de groupe apporte que la séance individuelle ne couvre pas
En tant que praticienne, je vois régulièrement en cabinet des personnes qui savent analyser leur rapport à l'alcool, au tabac ou aux écrans… mais qui restent prises au piège dans la répétition. La séance individuelle permet de dénouer les mécanismes profonds, oui. Mais le groupe offre quelque chose de différent: le miroir des autres, la normalisation de la difficulté, et surtout la possibilité de pratiquer de nouveaux réflexes dans un espace sécurisant.
Les ateliers comme ceux envisagés à Groix ou déjà programmés en Sarthe — à La Chartre-sur-le-Loir le 22 septembre, à Montval-sur-Loir le 5 novembre, au Grand-Lucé le 12 novembre 2026 — répondent à un besoin concret: dédramatiser l'accès à l'aide, en raccourcir le chemin. On n'entre pas en atelier comme on entre en thérapie. Le seuil est plus bas, et c'est souvent là que tout commence.
Qu'est-ce que cela change pour vous, ici, dans les Hauts-de-France
Si vous reconnaissez dans ces lignes quelque chose de votre quotidien — cette dépendance dont on ne parle pas, cette envie de consulter sans savoir par où commencer —, sachez que la prise en charge des addictions ne se résume plus au seul parcours individuel. Des structures de santé un peu partout en France, des îles bretonnes aux territoires ruraux, expérimentent des formats collectifs qui complètent le suivi en cabinet.
L'hypnose ericksonienne, que nous pratiquons à Lille, travaille justement sur cette capacité naturelle de votre esprit à se reconnecter à d'autres ressources que la dépendance. Combinée à un travail de groupe, elle peut constituer un accompagnement profond et durable. N'hésitez pas à vous renseigner sur les ateliers proposés dans votre secteur: parfois, un premier pas partagé ouvre des portes qu'on n'imaginait même pas.