Châteauroux : un suivi personnalisé pour les patients usagers fréquents des urgences
Une cinquantaine seulement ont accepté d'être suivis jusqu'ici.

Vous connaissez cette sensation de boule au ventre qui pousse à franchir la porte des urgences, parfois plusieurs fois dans l'année? Comme le rapporte ici.fr, l'hôpital de Châteauroux a recensé dès janvier 2025 les patients qui se présentent au moins six fois par an aux urgences — parfois dix-sept ou dix-huit fois selon les cas — pour leur proposer un accompagnement sur mesure. Derrière ces passages répétés se dessine souvent un appel à l'aide que le soin immédiat ne suffit pas à accueillir.
Ce que le dispositif change concrètement
Le DAUM, porté par le DAC 36 (dispositif d'appui à la coordination des parcours de santé complexes), a identifié 158 patients à Châteauroux en 2025. L'idée est simple: appeler ces personnes, leur présenter le démarche d'accompagnement, puis présenter leur situation en commission pour chercher la réponse la plus adaptée — services sociaux, soins hospitaliers, ou autre forme de prise en charge. Une cinquantaine seulement ont accepté d'être suivis jusqu'ici.
Les profils sont variés: 59 % d'hommes pour 41 % de femmes, avec les 26-59 ans qui représentent 40 % des patients identifiés et les plus de 85 ans seulement 10 %. Un chiffre frappe particulièrement: 98 % de ces usagers fréquents ont déjà un médecin traitant. Il ne s'agit donc pas d'une ordonnance à renouveler, mais bien d'un besoin plus profond qui ne trouve pas sa place dans le parcours de soins classique.
Quand les urgences deviennent un refuge
Parmi ces passages répétés, beaucoup aboutissent aux urgences psychiatriques. Derrière la porte vitrée, ce sont souvent l'anxiété qui déborde, un sentiment d'urgence intérieure, une détresse qui cherche un interlocuteur disponible à toute heure. La référente parcours du DAC 36 note d'ailleurs que ceux qui ne donnent pas suite à la proposition d'aide sont souvent des personnes en très grande précarité — celles pour qui le recours aux urgences reste le seul refuge accessible.
L'hôpital de Châteauroux a enregistré plus de 60 300 passages aux urgences l'an dernier. Derrière chaque passage répété, il y a une histoire où des approches comme l'hypnose ericksonienne peuvent prendre leur place dans un parcours coordonné — non pas en remplacement d'un suivi médical ou psychiatrique, mais en complément. Pour apprendre à relâcher la pression qui monte, retrouver une respiration plus ample, et ne plus avoir besoin de pousser cette porte à toute heure.
Ce que cela nous invite à vérifier en nous-mêmes
Avant que la tension ne devienne urgence, nous pouvons nous poser quelques questions apaisantes: est-ce que je tends à consulter en catastrophe plutôt qu'à ralentir pour écouter ce qui se passe en moi? Est-ce que je me sens régulièrement submergé(e), sans parvenir à mettre des mots sur ce qui m'arrive? Si c'est le cas, un travail en hypnose ericksonienne peut aider à dénouer ces boucles, à retrouver un rythme plus fluide, et à reprendre contact avec ses propres ressources avant que le corps ne demande, à sa manière, qu'on s'arrête enfin.