lille-hypnose.

Apaiser l'esprit par l'hypnothérapie lilloise.

Actualité

Lorient : une ancienne sage-femme mise sur l'acupuncture pour traiter les traumatismes

D'après un reportage d'Ouest-France publié mi-août, une sage-femme lorientaise a quitté la maternité de l'hôpital du Scorff après vingt-neuf années passées à accompagner des naissances pour ouvrir un…

mis à jour 19 août 2026

Lorient : une ancienne sage-femme mise sur l'acupuncture pour traiter les traumatismes

D'après un reportage d'Ouest-France publié mi-août, une sage-femme lorientaise a quitté la maternité de l'hôpital du Scorff après vingt-neuf années passées à accompagner des naissances pour ouvrir un cabinet d'acupuncture à Lorient. Claudine Tronchon a choisi ce nouvel outil, indique le journal, pour « compléter sa prise en charge » des personnes confrontées à des addictions ou à des traumatismes. Cette reconversion, racontée avec pudeur, touche une corde que nous connaissons bien du côté de l'hypnose: celle du moment où l'on n'accepte plus de travailler dans l'urgence.

Le déclic d'une soignante

Vous êtes peut-être de celles et ceux qui, un jour, décident de ne plus faire semblant. Claudine Tronchon résume ce tournant en une phrase sobre, déjà publiée par Ouest-France: « Ce n'était pas possible de rester plus longtemps pour moi, c'était dysfonctionnel. » Derrière cette formulation discrète, on devine l'épuisement silencieux de nombre de soignants — et, en miroir, de celles et ceux qu'ils accompagnent. Quand l'institution ne permet plus d'écouter correctement, il reste à se tourner vers des pratiques où le temps, la présence et le toucher retrouvent leur juste place.

L'acupuncture, dans ce parcours, n'est pas une rupture mais un prolongement. Pour une sage-femme, connaître le corps, les hormones et les émotions du post-partum ouvre une porte naturelle vers une discipline qui agit, elle aussi, sur les systèmes neurovégétatifs. Ce qui nous parle ici, c'est la logique: on ajoute un outil de régulation à un métier qui en manquait, plutôt que de tout réinventer.

Et si vous envisagiez une thérapie complémentaire?

Les addictions comme les traumatismes se logent autant dans le corps que dans les souvenirs. L'aiguille fine d'un acupuncteur formé, comme la voix posée d'un hypnothérapeute, cherche à relancer ce qui s'est figé. Aucun de ces outils n'est magique, et aucun ne remplace un suivi médical lorsqu'il est nécessaire.

Quelques repères concrets pour avancer, si vous vous reconnaissez dans le sujet:

  • Commencez par en parler à votre médecin traitant, surtout si vous suivez déjà un traitement ou si vous êtes enceinte.
  • Vérifiez le diplôme et le cadre du praticien: sage-femme, médecin acupuncteur, infirmier ou kinésithérapeute formé — chaque profession obéit à ses propres règles.
  • Formulez clairement votre objectif dès le premier rendez-vous: arrêter de fumer, calmer des crises d'angoisse, retrouver un sommeil apaisé, dénouer une charge émotionnelle ancienne.
  • Observez ce qui se passe dans les jours qui suivent: fatigue passagère, bouffées de chaleur, émotion qui remonte — ces signaux ne sont pas des échecs, ils font partie du cheminement.
  • Si vous combinez acupuncture et hypnose ericksonienne, parlez-en ouvertement à chaque praticien. Les deux démarches s'épaulent quand le dialogue existe.

Le tabou qui commence à céder

Le même sujet est apparu ailleurs ce mois-ci, au festival Motocultor, où des bénévoles ont animé un stand pour aborder les addictions, comme le relaie MaVille.com. Deux initiatives, deux villes, un même mouvement: on commence à parler plus librement de ce qui se cachait dans la honte. Pour nous, thérapeutes et patients, c'est probablement le plus important — parce que le premier pas vers le soin, c'est toujours d'oser dire à voix haute que l'on n'est pas bien.