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Arrêt du tabac : pourquoi les femmes font face à des défis émotionnels et environnementaux spécifiques

Selon La Presse de Tunisie, une étude menée auprès de 471 personnes venues consulter pour arrêter de fumer met en évidence des profils différents entre femmes et hommes.

mis à jour 21 août 2026

Arrêt du tabac : pourquoi les femmes font face à des défis émotionnels et environnementaux spécifiques

Les femmes de cet échantillon avaient plus souvent des antécédents de dépression et étaient davantage exposées au tabagisme à l’intérieur du domicile. Pour vous qui cherchez un accompagnement au sevrage, ce constat rappelle combien l’histoire personnelle, l’environnement et l’état émotionnel peuvent entrer dans le cheminement.

Des écarts particulièrement marqués chez les femmes

L’étude a été réalisée par des médecins de la Faculté de médecine de Tunis et de l’hôpital Abderrahman-Mami de pneumologie, à Ariana. Elle porte sur des patients ayant fréquenté une clinique de sevrage tabagique entre janvier 2024 et décembre 2025, avec au moins trois consultations de suivi.

L’échantillon comprenait 370 hommes, soit 78,6 %, et 101 femmes, soit 21,4 %. L’âge moyen était proche dans les deux groupes: 47 ans pour les hommes et 46 ans pour les femmes.

La différence la plus nette concerne les antécédents de dépression. Ils étaient rapportés chez 63,4 % des femmes, contre 36,9 % des hommes. L’exposition au tabagisme au domicile était elle aussi plus fréquente chez les femmes: 55,6 %, contre 28,3 % chez les hommes.

Ces données ne racontent pas l’histoire de chaque personne. Elles montrent toutefois que, derrière une cigarette, il peut y avoir un contexte émotionnel et familial à écouter avec attention. Quand le tabac s’est installé dans une période de fragilité, de tension ou de découragement, la question n’est pas seulement de tenir bon: il s’agit aussi de comprendre ce que la cigarette vient apaiser, contenir ou accompagner.

Des profils sociaux et des habitudes différentes

Les chercheurs relèvent également des écarts sur plusieurs caractéristiques sociales. La proportion de femmes divorcées atteignait 11,9 %, contre 3,8 % chez les hommes. Les femmes ayant un niveau d’études universitaires représentaient 42,6 % de l’échantillon féminin, contre 37,8 % chez les hommes.

À l’inverse, la consommation d’alcool associée au tabagisme était plus fréquente chez les hommes: 33,4 %, contre 17 % chez les femmes. Des antécédents médicaux étaient présents chez plus de la moitié des participants, dans des proportions proches entre les deux groupes: 58,1 % chez les hommes et 55,4 % chez les femmes.

Concernant la dépendance au tabac, le score moyen au test de Fagerström s’élevait à 6,47 chez les hommes et à 5,98 chez les femmes. Les femmes avaient par ailleurs davantage effectué de tentatives antérieures d’arrêt.

Ce dernier point mérite d’être accueilli sans jugement. Recommencer après une tentative ne signifie pas que l’on a échoué définitivement. Cela peut simplement indiquer que certaines conditions n’étaient pas encore réunies, ou que l’accompagnement choisi ne répondait pas entièrement aux besoins du moment.

Ce que cette étude invite à regarder avant un sevrage

Les données recueillies concernaient les caractéristiques sociodémographiques, l’historique du tabagisme, les antécédents médicaux et psychologiques ainsi que le degré de préparation à l’arrêt. Les résultats plaident, selon les sources rapportant l’étude, pour des stratégies de sevrage davantage personnalisées.

Avant de commencer, nous pouvons donc prendre un temps pour observer ce qui se passe concrètement: à quels moments l’envie devient-elle la plus forte? La cigarette intervient-elle surtout après une contrariété, dans un logement où d’autres fument, ou lors d’une consommation d’alcool? Avez-vous déjà tenté d’arrêter, et qu’est-ce qui vous avait alors aidé ou manqué?

Ces questions ne remplacent pas un suivi médical, mais elles permettent de dénouer la situation avec davantage de précision. Pour une personne accompagnée en hypnose, elles peuvent aussi servir de point de départ au travail: relâcher la tension, modifier certains automatismes et retrouver progressivement une sensation de choix. L’essentiel est de considérer votre parcours dans son ensemble, sans réduire le tabagisme à un simple manque de volonté.